La victoire du Paris Saint-Germain face au FC Barcelone (4-2) en Ligue des champions a laissé un goût amer dans le camp parisien. Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit, Khvicha Kvaratskhelia s’apprête à passer par la case opération. Au-delà du coup dur sportif, cette absence prolongée pourrait représenter plusieurs millions d’euros pour le club de la capitale.
C’est la mauvaise nouvelle qui vient ternir une soirée pourtant réussie pour le PSG. Alors que les Parisiens venaient de s’imposer face au FC Barcelone (4-2), mardi soir en Ligue des champions, la blessure de Khvicha Kvaratskhelia a rapidement éclipsé la performance collective.
L’international géorgien s’est blessé après un contact avec le défenseur barcelonais Xavi Espart. Incapable de poser le pied au sol, l’attaquant a dû quitter la pelouse, laissant craindre une blessure sérieuse. Les examens ont confirmé les inquiétudes. Mercredi matin, le club parisien a annoncé une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit. Une intervention chirurgicale est prévue dans les prochains jours.
La durée exacte de son indisponibilité n’a pas été communiquée. Toutefois, ce type de blessure impose généralement plusieurs mois de rééducation, avec une absence qui peut atteindre six à dix mois, voire davantage selon l’évolution de la récupération. Pour le PSG, la perspective de perdre l’un de ses éléments offensifs majeurs sur une longue période constitue un sérieux handicap.
Jusqu’à 9 millions d’euros de salaire pendant son absence
Mais le préjudice ne se limite pas au terrain. La blessure de Kvaratskhelia pourrait également peser lourd dans les finances du club parisien.
Selon les estimations de L’Équipe, l’attaquant géorgien toucherait environ 900 000 euros bruts par mois, soit près de 10,8 millions d’euros par an, hors primes. Si cette rémunération est maintenue pendant son indisponibilité, la facture salariale pourrait rapidement grimper.
Sur la base de ces chiffres, six mois d’absence représenteraient environ 5,4 millions d’euros de salaire brut. Pour neuf mois, la somme atteindrait 8,1 millions d’euros, tandis qu’une indisponibilité de dix mois ferait monter l’addition à 9 millions d’euros.
Des montants considérables, même à l’échelle du PSG. Ces calculs restent néanmoins des estimations : ils ne correspondent pas au coût net réellement supporté par le club et ne tiennent compte ni des charges patronales ni des éventuelles primes prévues dans le contrat du joueur.
Une facture qui pourrait être atténuée
Le coût réel de cette blessure dépendra aussi des dispositifs dont dispose le PSG pour limiter ses pertes. D’éventuelles assurances ou garanties contractuelles pourraient permettre au club de récupérer une partie des sommes engagées. Toutefois, aucune information publique ne permet, à ce stade, de confirmer l’existence de telles couvertures ni d’en connaître les conditions.
À cela s’ajoutent les dépenses liées à l’opération, au suivi médical et à la rééducation du joueur. Ces frais viennent alourdir la facture, même s’ils ne suffisent pas, à eux seuls, à mesurer l’impact financier global de cette blessure.
Le manque à gagner potentiel sur le plan sportif est encore plus difficile à chiffrer. L’absence prolongée de Kvaratskhelia pourrait obliger le staff à revoir ses plans, à redistribuer les responsabilités offensives et, selon les besoins de l’équipe, à envisager des ajustements dans l’effectif. D’éventuelles répercussions sur les résultats, les primes de compétition ou les recettes du club restent toutefois impossibles à quantifier avec précision.
Un coup dur sportif avant tout
Pour le PSG, l’enjeu dépasse donc largement les millions d’euros évoqués. Recruté pour apporter sa créativité, sa percussion et sa capacité à faire la différence dans les grands rendez-vous, Kvaratskhelia représente une pièce importante du dispositif parisien.
Son absence pourrait peser sur les ambitions européennes du club, alors que chaque détail compte dans les phases décisives de la Ligue des champions. Reste désormais à connaître la durée exacte de sa convalescence et les conditions de son retour à la compétition.
Une chose est certaine : si l’indisponibilité de l’attaquant se prolonge pendant plusieurs mois, le PSG devra gérer simultanément un défi sportif majeur et une facture salariale potentielle de plusieurs millions d’euros. Jusqu’à 9 millions d’euros sur la seule base de son salaire brut estimé, avant même de prendre en compte les autres coûts et les éventuelles indemnisations.

