À 35 ans, Rémy Cabella a choisi de donner une nouvelle dimension à sa carrière en signant à l’Olympiakos Le Pirée. Un choix qui s’accompagne d’une baisse salariale significative par rapport à ce qu’il percevait au LOSC, mais qui reflète peut-être d’autres priorités que la simple question financière.
#1 De Lille à Athènes : une différence de salaire marquante
Au LOSC, Cabella touchait 1,44 million d’euros par an, soit environ 120 000 € par mois. En rejoignant l’Olympiakos, il accepte un contrat à 840 000 € par an, soit 70 000 € mensuels. Concrètement, le milieu offensif perd près de 40 % de ses revenus annuels.
- Lille : 120 000 € / mois
- Olympiakos : 70 000 € / mois
Une baisse de revenus qui, à première vue, pourrait surprendre pour un joueur encore compétitif en Ligue 1. Mais ce choix peut s’expliquer par d’autres leviers.
#2 Le pari sportif : moins d’argent, mais l’Europe en prime
Si le salaire baisse, la perspective sportive reste séduisante. À Lille, Cabella évoluait dans un club ambitieux, mais dont la place européenne n’est jamais totalement garantie. À l’Olympiakos, il retrouve une formation systématiquement tournée vers l’Europe (Ligue Europa, voire Ligue des champions selon les qualifications).
Pour un joueur en fin de carrière, la visibilité internationale et le fait de prolonger son aventure continentale pèsent peut-être plus que la différence financière. Cabella choisit donc le prestige d’un club dominant en Grèce, qui lui assure des matchs à enjeu, plutôt qu’une ultime rente.
#3 L’aspect personnel : Athènes comme cadre de fin de carrière
À 35 ans, Cabella peut aussi valoriser d’autres aspects qu’économiques :
- Une nouvelle expérience culturelle et sportive, après l’Angleterre et la Russie.
- Un rythme potentiellement plus adapté qu’en Ligue 1, où la densité physique est plus exigeante.
- Une attractivité de la destination, Athènes offrant un cadre de vie séduisant pour les dernières années d’une carrière.
Ainsi, le choix de l’Olympiakos se lit moins en termes de pertes financières qu’en gain de qualité de vie et d’expérience.
#4 Un choix révélateur de la fin de carrière des joueurs français
L’écart entre Lille et l’Olympiakos montre aussi une tendance : passé un certain âge, les joueurs acceptent souvent de réduire leur salaire pour prolonger leur plaisir de jouer à haut niveau, dans des contextes différents. D’une logique de progression financière, la carrière bascule vers une logique de transmission, de prestige et de confort personnel.
Rémy Cabella en est un exemple : de 120 000 € par mois dans le Nord de la France à 70 000 € en Grèce, son contrat illustre qu’à ce stade, la passion et le cadre de jeu comptent parfois plus que les chiffres.


