Mis à l’écart par Ruben Amorim, Kobbie Mainoo est en train de retrouver son meilleur niveau à Manchester United. L’Anglais est en train de réussir son pari pour réintégrer les Three Lions, en vue du Mondial 2026. Il y a à peine un mois, Kobbie Mainoo semblait au fond du gouffre. Le milieu de terrain de 20 ans était devenu l’indésirable numéro un de Ruben Amorim, jugé incapable de jouer aux côtés de Bruno Fernandes.
Relégué en bas de la hiérarchie de Manchester United, l’international anglais voyait son rêve de participer au Mondial 2026 s’éloigner dangereusement. Pourtant, en l’espace de quelques semaines, Mainoo s’est transformé en grand gagnant du départ de Ruben Amorim et commence à donner tort au manager portugais.
#1 Une confiance retrouvée qui libère son potentiel technique
Contre Fulham le week-end dernier, le jeune Anglais a accumulé 228 minutes de Premier League sous les ordres de l’entraîneur intérimaire Michael Carrick, soit exactement le même total que lors de ses 12 précédentes apparitions cette saison sous Ruben Amorim et Darren Fletcher. Propulsé titulaire dès le premier match de Carrick — une victoire 2-0 dans le derby de Manchester — Mainoo n’a plus quitté le terrain depuis et s’impose désormais aux côtés de Bruno Fernandes.
Raison 1 : La continuité dans le temps de jeu permet à Mainoo de développer une véritable compréhension tactique avec ses coéquipiers, notamment dans les automatismes avec Bruno Fernandes, créant ainsi une plus-value collective que les recruteurs valorisent désormais entre 50 et 55 millions d’euros.
Raison 2 : La confiance accordée par Carrick se traduit par une prise de risques accrue dans ses passes et ses déplacements, ravivant ce profil de milieu moderne et polyvalent que les grands clubs européens recherchent activement, ce qui pourrait déclencher une guerre des enchères si Manchester United tarde à prolonger.
Raison 3 : Son mental renforcé après cette traversée du désert démontre une maturité précoce pour un joueur de 20 ans, qualité intangible mais déterminante dans l’évaluation des jeunes talents par les clubs comme le Real Madrid ou le Bayern Munich qui suivent de près sa progression.
#2 Un repositionnement tactique qui maximise ses qualités
Aligné légèrement plus haut que Casemiro dans le 4-2-3-1 de Carrick, Mainoo retrouve son meilleur niveau. Lors des trois victoires consécutives, il a été décisif. En termes de tacles, ballons touchés et passes réussies, il n’a été devancé que par Bruno Fernandes et s’est même offert une passe décisive contre Arsenal (3-2). Ses performances ont été saluées par les médias anglais et le vestiaire mancunien, loin des semaines précédentes où il était annoncé sur le départ lors du mercato hivernal.
Raison 1 : Ce nouveau rôle de relayeur-box-to-box lui permet d’exploiter sa capacité à projeter le jeu vers l’avant tout en participant au pressing, un profil hybride rare sur le marché qui pourrait justifier une valorisation proche des 60 millions d’euros si ses statistiques offensives continuent de progresser.
Raison 2 : La protection défensive assurée par Casemiro libère Mainoo pour exprimer sa créativité dans le dernier tiers, transformant son profil en celui d’un milieu complet capable d’influencer les deux phases de jeu, une polyvalence prisée qui ajoute entre 10 et 15 millions d’euros à sa valeur marchande actuelle.
Raison 3 : Sa capacité démontrée à s’adapter rapidement à différents systèmes tactiques (du 3-4-3 d’Amorim au 4-2-3-1 de Carrick) prouve sa versatilité, un atout commercial majeur qui rassure les clubs investisseurs sur la pérennité de leur investissement et pourrait porter sa cote au-delà des 65 millions d’euros.
#3 Un timing parfait dans la perspective du Mondial 2026
Sur sa lancée, Kobbie Mainoo doit maintenant confirmer. Son contrat avec les Red Devils expire dans 18 mois, avec une année supplémentaire en option. La presse anglaise indique que la direction souhaite prolonger le jeune milieu, d’autant que Casemiro (34 ans) quittera le club en juin. Actuellement sa valeur marchande est estimée à 40 millions d’euros sur Transfermarkt.
Raison 1 : Son retour en forme intervient à un moment crucial pour les sélections anglaises en vue du Mondial 2026, augmentant considérablement sa visibilité médiatique internationale et créant un effet « vitrine » qui pourrait multiplier sa valeur par 1,5 à 2 en cas de convocation régulière chez les Three Lions.
Raison 2 : Le départ programmé de Casemiro crée une opportunité unique de succession interne que Manchester United devra sécuriser, plaçant Mainoo en position de force pour négocier un salaire élevé et une clause libératoire conséquente (probablement autour de 80-90 millions d’euros), reflétant ainsi sa nouvelle valeur stratégique pour le club.
Raison 3 : La rareté des milieux de terrain anglais de haut niveau, combinée à la règle des joueurs formés localement en Premier League et en compétitions UEFA, transforme Mainoo en actif précieux avec une prime « passeport britannique » qui pourrait ajouter 15 à 20 millions d’euros supplémentaires à sa valorisation pour les clubs anglais rivaux comme Arsenal ou Liverpool.
Conclusion :
La renaissance spectaculaire de Kobbie Mainoo illustre parfaitement la volatilité du football moderne où quelques semaines de performances peuvent bouleverser une carrière. De 40 millions d’euros actuellement, sa valeur marchande pourrait aisément atteindre 70 à 80 millions d’euros d’ici l’été 2025 s’il maintient ce niveau et s’impose durablement en équipe d’Angleterre. Pour Manchester United, l’urgence est claire : prolonger rapidement leur pépite avant que sa cote n’explose définitivement.

