Houssem Aouar pourrait bien quitter l’Arabie saoudite dès cet été. Un an après son arrivée à Al-Ittihad, le milieu de terrain international algérien est annoncé sur les tablettes du Real Betis. Si cette piste reste encore à confirmer, elle traduit une tendance de fond : l’ancien Lyonnais envisage sérieusement un retour sur le Vieux Continent afin de relancer une carrière qui peine à retrouver son élan.
Un avenir qui s’écrit loin de l’Arabie saoudite
Depuis plusieurs semaines, le nom d’Houssem Aouar revient avec insistance dans les rumeurs du mercato. Le Real Betis apprécierait son profil technique, sa qualité de passe et sa capacité à évoluer aussi bien comme relayeur que comme meneur de jeu. Le club andalou recherche un joueur capable d’apporter de la créativité au milieu de terrain sans bouleverser son équilibre tactique.
Cette piste n’est toutefois pas nouvelle. L’été dernier déjà, des spéculations évoquaient un intérêt du club sévillan. Cette fois, le contexte semble plus favorable. Aouar souhaiterait tourner la page de son aventure en Saudi Pro League, où son rendement a régulièrement été remis en question par une partie des supporters d’Al-Ittihad.
Une saison contrastée malgré des statistiques solides
Sur le plan comptable, Houssem Aouar n’a pourtant pas démérité. Lors de la saison 2025-2026, il a disputé 34 rencontres toutes compétitions confondues, inscrivant 8 buts et délivrant 6 passes décisives. Des chiffres qui témoignent d’une réelle influence offensive depuis le milieu de terrain.
Malgré ces performances, le joueur n’a jamais totalement réussi à s’imposer comme l’un des leaders de l’effectif. La forte concurrence, les attentes élevées du public et les changements tactiques opérés au fil de la saison ont limité sa capacité à devenir un élément incontournable du projet sportif d’Al-Ittihad.
En sélection algérienne, la dynamique est également restée mitigée. Lors de la Coupe du monde 2026, le sélectionneur Vladimir Petković lui a accordé un temps de jeu réduit, freinant son ambition de redevenir l’un des cadres des Fennecs.
Le salaire de Houssem Aouar avec Al-Ittihad : 4,8 millions d’euros par saison
L’un des principaux enjeux d’un éventuel retour en Europe concerne naturellement l’aspect financier. En rejoignant Al-Ittihad, Houssem Aouar avait signé un contrat particulièrement lucratif, à la hauteur des investissements consentis par les clubs saoudiens ces dernières années.
L’international algérien perçoit actuellement :
- Salaire annuel : 4 800 000 €
- Salaire mensuel : 400 000 €
- Salaire hebdomadaire : 92 308 €
- Salaire quotidien : 13 151 €
Son contrat avec Al-Ittihad court jusqu’en 2028, ce qui place le club saoudien en position de force dans d’éventuelles négociations. Tout prétendant devra soit s’acquitter d’une indemnité de transfert, soit convaincre Al-Ittihad d’accepter un départ anticipé.
Un sacrifice financier pour retrouver le haut niveau ?
Un transfert vers le Real Betis ou un autre club européen impliquerait vraisemblablement une baisse significative de salaire. Peu de formations en Liga disposent des moyens nécessaires pour égaler une rémunération annuelle de 4,8 millions d’euros nets proposée en Arabie saoudite.
Cependant, à 28 ans, Houssem Aouar semble désormais privilégier le projet sportif. Un retour dans un championnat européen de premier plan lui offrirait davantage de visibilité, un niveau de compétition plus élevé et de meilleures chances de retrouver une place importante en équipe d’Algérie en vue des prochaines échéances continentales et internationales.
Une décision importante pour la suite de sa carrière
Les prochaines semaines seront déterminantes pour l’avenir de Houssem Aouar. Entre la sécurité financière offerte par Al-Ittihad et l’opportunité de retrouver un championnat où ses qualités techniques pourraient pleinement s’exprimer, le milieu algérien devra effectuer un choix stratégique.
Si le Real Betis concrétise son intérêt, l’ancien joueur de l’Olympique Lyonnais pourrait saisir cette occasion pour redonner un nouvel élan à une carrière qui, malgré un salaire particulièrement confortable en Arabie saoudite, semble aujourd’hui avoir besoin d’un nouveau défi sportif.


