L’AS Rome a tourné la page : Leonardo Balerdi n’évoluera plus sous les couleurs marseillaises. Le club romain a officialisé l’arrivée du défenseur argentin dans le cadre d’un prêt assorti d’une option d’achat, sans dévoiler le détail financier de l’opération sur son site. Il aura fallu attendre les informations de L’Équipe pour connaître les contours réels du deal : un prêt payant d’un million d’euros, complété par une option d’achat de 13 millions d’euros. Cette option n’a rien d’un simple bonus contractuel puisqu’elle deviendrait automatique si la Roma valide au minimum sa qualification pour la prochaine Ligue Europa — alors même que le club évolue cette saison en Ligue des champions — et si Balerdi engrange un volume de minutes suffisant sur l’exercice 2026-2027.
Derrière ce montage sportif se cache un autre mouvement, plus discret mais tout aussi révélateur : celui de sa fiche de paie. Changer de club, c’est souvent changer de standing salarial, et le passage de l’OM à la Roma ne fait pas exception à la règle.
Ce que touchait Balerdi à Marseille
Sous le maillot phocéen, Leonardo Balerdi émargeait à environ 350 000 € bruts par mois, soit un peu plus de 4,2 millions d’euros sur une année pleine. Un niveau de rémunération solide pour un défenseur central, cohérent avec le statut qu’il s’était forgé à l’OM au fil des saisons : titulaire indiscutable, capitaine par intérim à plusieurs reprises, et véritable pilier défensif du projet marseillais. Ce salaire reflétait moins une valeur de marché explosive qu’une fidélité récompensée, celle d’un joueur devenu un cadre du vestiaire.
Ce que lui offre désormais la Roma
Direction l’Italie, où la donne change. D’après la presse transalpine, Balerdi percevrait désormais environ 420 000 € bruts mensuels à l’AS Rome, soit 5,04 millions d’euros par an. L’écart n’est pas anecdotique : 70 000 € de plus chaque mois, ce qui représente 840 000 € supplémentaires sur douze mois — une progression de 20 % par rapport à son ancien contrat marseillais. Une hausse suffisamment nette pour traduire davantage qu’un simple ajustement de standing : elle confirme que la Roma voit en lui un renfort défensif de premier plan, et non une simple doublure de luxe.
Ramené à des échelles plus concrètes, ce nouveau contrat pèse environ 96 923 € par semaine et 13 808 € par jour, contre respectivement 80 769 € et 11 507 € à l’OM. Autrement dit, chaque journée passée sous le maillot giallorosso lui rapporte plus de 2 300 € de plus qu’à Marseille — l’équivalent d’un salaire mensuel français moyen gagné en un peu plus d’une journée.
Une revalorisation à lire à la lumière du projet romain
Cette augmentation s’explique aussi par le contexte du club qui l’accueille. La Roma joue cette saison la Ligue des champions et construit son effectif pour tenir sur plusieurs fronts, avec une masse salariale calibrée pour retenir ou attirer des joueurs habitués aux hautes intensités européennes. Recruter un défenseur rompu au marquage individuel et à l’agressivité défensive, à un âge où sa marge de progression reste réelle, justifie cet effort financier — d’autant que l’option d’achat fixée à 13 millions d’euros reste, à l’échelle du marché des défenseurs centraux, un montant mesuré pour un profil de ce calibre.
Pour Marseille, cette opération se lit en creux : un joueur formé à la rigueur du club phocéen quitte le navire avec une plus-value sportive claire, tandis que l’OM récupère une indemnité de prêt immédiate et la possibilité, si l’option se déclenche, d’un transfert bouclé à des conditions qu’il connaissait déjà avant même l’issue de la saison romaine.
Le salaire de Leonardo Balerdi, avant / après
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Période |
Olympique de Marseille |
AS Rome |
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Annuel |
4 200 000 € |
5 040 000 € |
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Mensuel |
350 000 € |
420 000 € |
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Hebdomadaire |
80 769 € |
96 923 € |
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Quotidien |
11 507 € |
13 808 € |
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Fin de contrat |
— |
2027 |

