Après cinq saisons à Marseille, Leonardo Balerdi s’apprête à quitter le Vélodrome. Un divorce à l’amiable qui s’impose pour trois raisons majeures.
Arrivé en 2020 en provenance de Dortmund, Leonardo Balerdi est aujourd’hui le plus ancien joueur de l’effectif marseillais. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Selon nos informations, l’OM et le défenseur argentin ont acté un départ commun à l’issue de l’exercice actuel. Une décision mûrement réfléchie qui s’explique par plusieurs facteurs décisifs.
#1 Un manque de régularité chronique qui pèse sur la défense
Malgré ses 195 apparitions sous le maillot olympien, Leonardo Balerdi n’a jamais totalement convaincu par sa constance. Le défenseur de 27 ans alterne trop souvent les prestations solides et les matchs en deçà des attentes. Cette irrégularité, pointée du doigt par les supporters marseillais, devient problématique pour un club qui ambitionne de retrouver durablement les sommets du football français et européen.
Dans les moments de tension, l’Argentin montre parfois un manque de sérénité inquiétant. Ces failles, même si elles sont compensées par des qualités techniques indéniables, ne correspondent plus aux exigences d’une équipe qui vise le titre et une place durable en Ligue des Champions. L’OM a besoin de certitudes défensives, pas d’un joueur capable du meilleur comme du pire.
#2 Le brassard de capitaine, un poids devenu insupportable
La décision récente d’Habib Beye de retirer le brassard de capitaine à Balerdi pour le confier à Pierre-Emile Højbjerg en dit long sur les limites du joueur. Cette responsabilité, loin de le sublimer, semble l’avoir écrasé. Le technicien sénégalais a lui-même reconnu vouloir libérer son défenseur d’un poids trop lourd à porter.
Si un joueur ne parvient pas à assumer le leadership au sein d’un vestiaire, c’est le signe qu’un cycle touche à sa fin. Balerdi, malgré son statut d’ancien, n’a jamais vraiment incarné le rôle de patron défensif que l’OM attendait de lui. Dans un club à forte identité comme Marseille, où la personnalité compte autant que le talent, cette faiblesse mentale devient rédhibitoire pour construire un projet ambitieux sur le long terme.
#3 Une opportunité financière en or à ne pas manquer
Au-delà des considérations sportives, le timing est idéal pour transformer ce départ en coup gagnant économique. Sous contrat jusqu’en 2028 et valorisé autour de 30 millions d’euros, Balerdi représente l’un des actifs les plus bankables de l’effectif marseillais. Plusieurs écuries européennes se sont déjà positionnées, notamment l’AS Roma qui suit le dossier depuis longtemps.
Mais surtout, la Coupe du Monde 2026 qui se tiendra cet été pourrait faire exploser sa cote. Pressenti pour faire partie de la sélection argentine de Lionel Scaloni, Balerdi aura l’occasion de briller sur la plus grande scène du football mondial. Une bonne performance sous le maillot albiceleste pourrait faire grimper significativement sa valeur marchande, offrant à l’OM une plus-value substantielle pour financer le mercato estival.
Le club bientôt présidé par Stéphane Richard a tout intérêt à vendre au bon moment, avant que l’âge ou une baisse de forme ne fassent chuter le prix de son défenseur. C’est l’occasion rêvée d’assainir les finances tout en renouvelant l’effectif avec des profils plus adaptés aux ambitions marseillaises.
Le divorce est donc acté entre Leonardo Balerdi et l’Olympique de Marseille. Après cinq années de hauts et de bas, les deux parties ont choisi de se séparer en bons termes. Une page se tourne, mais elle promet d’être lucrative pour un club qui doit impérativement optimiser chaque opération pour retrouver les sommets du football européen.

