Gonçalo Ramos vit un paradoxe au PSG : arrivé avec l’étiquette de star prometteuse, il se retrouve aujourd’hui en remplaçant régulier, souvent utilisé pour changer le cours d’un match plutôt que pour le dominer dès le coup d’envoi. Luis Enrique semble privilégier d’autres options offensives, ce qui limite le temps de jeu de l’international portugais à seulement quelques apparitions marquantes. Ce rôle de supersub peut frustrer un joueur de 24 ans, encore au sommet de ses capacités et désireux de confirmer son statut international.
#1 Les prétendants se multiplient
Avec un temps de jeu limité, Ramos pourrait être tenté de chercher un nouveau challenge dès cet hiver. Marca mentionne l’intérêt de l’Atlético Madrid. Mais d’autres équipes en Ligue 1 ou en Liga pourraient aussi saisir l’opportunité : des clubs ambitieux mais ne pouvant pas dépenser des sommes folles pourraient voir en Ramos un investissement intéressant à moindre coût.
#2 La valeur marchande, un dilemme comptable
Le temps de jeu réduit a un effet direct sur sa valorisation : Transfermarkt l’estime à 35 millions d’euros, quasiment moitié moins que les 65 millions dépensés par le PSG en janvier 2024. Mais en amortissant le transfert sur la durée du contrat jusqu’en 2028, ce chiffre représente presque exactement le coût restant à comptabiliser pour le club. En clair : céder Ramos autour de 35 millions cet hiver permettrait au PSG de récupérer son investissement « réel », sans perte financière notable. C’est un point crucial, souvent oublié dans les discussions sur les transferts : vendre au-dessus de la valeur comptable permettrait de faire un petit bénéfice, tandis que vendre en dessous créerait une perte purement financière.
Nouvelles idées à considérer
- Prêt avec option d’achat : Le PSG pourrait envisager un prêt d’une saison avec option d’achat, permettant à Ramos de relancer sa carrière tout en gardant une sécurité financière. Cela offrirait une flexibilité au club et pourrait accroître sa valeur si le joueur performe bien.
- Valorisation sportive et marketing : Même s’il n’est pas titulaire, Ramos reste un joueur avec une image forte au Portugal et sur les réseaux sociaux. Le club pourrait capitaliser sur ce potentiel marketing lors d’un transfert vers l’étranger, augmentant le prix de vente au-delà de la valeur comptable.
- Impact tactique sur l’effectif : Partir cet hiver permettrait aussi de libérer une place dans la rotation offensive, offrant à Luis Enrique plus de liberté pour reconstruire son attaque avec de nouvelles recrues potentielles.
- Timing stratégique : Attendre l’été pourrait être risqué si Ramos continue à avoir peu de temps de jeu : sa valeur pourrait encore baisser. Une cession en janvier sécuriserait au moins le prix actuel et éviterait un éventuel effondrement de sa cote.
Conclusion
Pour le PSG, la question n’est pas seulement de savoir si Gonçalo Ramos doit partir, mais à quel prix et sous quelle forme. Comptablement, 35 millions d’euros semble être le seuil logique pour un transfert immédiat. Sportivement, un prêt bien négocié pourrait maximiser à la fois la valeur du joueur et l’efficacité de l’effectif parisien. L’hiver sera donc décisif pour le Portugais : rester dans l’ombre ou relancer sa carrière ailleurs.


