Le feuilleton Mason Greenwood continue d’animer le mercato estival. Si l’Olympique de Marseille reste inflexible sur le prix de son attaquant, les détails du contrat que Fenerbahçe serait prêt à lui offrir donnent une idée de l’ampleur de l’opération. Salaire fixe, bonus individuels, récompenses collectives : le club stambouliote a imaginé un package financier capable de séduire l’international anglais.
Un salaire qui ferait de Greenwood le roi du vestiaire
Selon les informations du journaliste turc Yağız Sabuncuoğlu, Mason Greenwood aurait déjà donné son accord de principe pour un contrat prévoyant un salaire annuel de 12 millions d’euros. Une rémunération qui le propulserait immédiatement au sommet de la hiérarchie salariale de Fenerbahçe.
À titre de comparaison, cette somme représente près d’un million d’euros par mois, soit environ 33 000 euros par jour. Un investissement colossal qui témoigne de la volonté du club turc de recruter un joueur capable de faire franchir un cap sportif et commercial à l’équipe.
Au-delà de ses performances, Greenwood est également perçu comme une recrue susceptible d’accroître la visibilité internationale de Fenerbahçe, tant sur le plan marketing que sur celui des droits d’image.
Des primes conçues pour récompenser chaque objectif
Le salaire fixe n’est qu’une partie du contrat. Les bonus négociés montrent que Fenerbahçe souhaite lier une partie importante de la rémunération aux performances de son futur attaquant.
Sur le plan individuel, Greenwood toucherait :
- 500 000 euros à partir de 15 contributions décisives (buts et passes décisives) ;
- 750 000 euros s’il atteint 20 contributions ;
- 1 million d’euros en cas de 25 contributions décisives.
Les récompenses collectives sont tout aussi ambitieuses :
- 1 million d’euros en cas de qualification pour la phase de groupes de la Ligue des champions ;
- 1 million d’euros si Fenerbahçe remporte la Süper Lig ;
- 200 000 euros pour une victoire en Supercoupe de Turquie ;
- 100 000 euros en cas de sacre en Coupe de Turquie.
Si l’ensemble de ces objectifs étaient atteints, Greenwood pourrait percevoir plusieurs millions d’euros supplémentaires sur une seule saison, faisant de ce contrat l’un des plus lucratifs proposés par un club turc ces dernières années.
Un dossier relancé malgré le changement de direction
Les négociations autour de Greenwood remontent à la campagne présidentielle de Fenerbahçe. Hakan Safi avait fait de son recrutement un argument fort de son projet, convaincu que l’attaquant de l’OM pouvait devenir la nouvelle tête d’affiche du club.
Même si Safi n’a finalement pas remporté l’élection face à Aziz Yıldırım, le dossier n’a jamais été abandonné. La nouvelle direction a repris les discussions avec l’entourage du joueur, notamment son père et son avocat, présenté par L’Équipe comme l’un des principaux artisans des négociations.
Cette continuité illustre l’intérêt de longue date du géant turc, qui considère Greenwood comme une priorité stratégique du mercato.
L’OM campe sur ses positions malgré les difficultés financières
Le principal obstacle demeure toutefois le montant du transfert. Les premiers échanges entre Fenerbahçe et l’Olympique de Marseille font état d’une proposition avoisinant 30 millions d’euros, bonus compris. Une offre largement insuffisante au regard des exigences marseillaises.
Les dirigeants olympiens réclament toujours entre 50 et 55 millions d’euros pour envisager un départ. Une position qui n’a pas évolué, malgré le passage du club devant la DNCG et le sursis à statuer obtenu ces derniers jours.
Plusieurs concurrents restent également à l’affût, notamment l’Atlético de Madrid, Al-Hilal ou encore l’AS Rome de Gian Piero Gasperini. Tous suivent le dossier avec attention mais doivent d’abord équilibrer leurs effectifs avant de formuler une offre susceptible de convaincre Marseille.
En interne, l’OM refuse catégoriquement l’idée d’une vente précipitée. Selon un proche de la direction cité par L’Équipe, certains clubs espèrent profiter de la situation financière du club pour négocier à la baisse. Une stratégie qui, pour l’heure, ne semble produire aucun effet sur les décideurs marseillais, déterminés à obtenir le prix qu’ils estiment correspondre à la valeur de leur meilleur atout offensif.

