Depuis l’arrivée de Ruben Amorim à Manchester United, la spirale des valeurs marchandes a pris un tournant inattendu pour certains joueurs phares du club. Si le spell tactique d’Amorim a apporté des idées fraîches et une rigueur sportive nouvelle, il a aussi mis en lumière des fortunes qui ont pris le chemin inverse. Voici les cinq joueurs mancuniens dont la valeur a reculé de manière marquée, avec les chiffres clés et les détails contextuels qui expliquent cette dégringolade.
#1 Joshua Zirkzee – baisse de 20 millions d’euros
- Valeur marchande lors de la nomination d’Amorim : 50 millions d’euros
- Valeur marchande actuelle : 30 millions d’euros
Contexte et analyse
Joshua Zirkzee appartient à une génération néerlandaise qui est arrivée à United sous Erik ten Hag. Sous Amorim, son rôle est apparu moins propice à l’attaque principale, et ses performances n’ont pas suffi à justifier une hausse continue. Son apport sous United a été modeste: sept buts toutes compétitions confondues lors de sa première saison, dont trois en Premier League. Le système 3-4-2-1 d’Amorim semble mieux valoriser d’autres profils que Zirkzee comme attaquant de pointe.
Le recrutement de Benjamin Sesko cet été a renforcé l’idée que Zirkzee pourrait être davantage utile dans des fonctions de milieu offensif que d’attaquant pur. En l’absence d’un impact net sur le terrain et avec une concurrence plus accrue, sa valeur continue de baisser, même s’il conserve un potentiel encore exploitable dans certaines configurations.
#2 Rasmus Hojlund – baisse de 20 millions d’euros
- Valeur marchande lors de la nomination d’Amorim : 65 millions d’euros
- Valeur marchande actuelle : 35 millions d’euros
Contexte et analyse
Rasmus Hojlund a été l’autre grand morceau du puzzle offensif. Sa progression n’a pas répondu aux attentes dans le cadre actuel, et son prêt à Naples après deux saisons à United reflète un certain déséquilibre entre l’investissement initial et les rendements réels.
Le club avait misé énormément sur lui en 2023, espérant une domination durable en pointe. Une sécheresse de buts marquée et une adaptation plus lente à la Bundesliga ont pesé sur sa valeur. Malgré tout, une issue possible demeure : un transfert permanent à Naples pourrait rapporter jusqu’à 44 millions d’euros en 2026, lien potentiel entre passé et futur.
#3 Bruno Fernandes – baisse de 15 M€
- Valeur marchande lors de la nomination d’Amorim : 65 millions d’euros
- Valeur marchande actuelle : 50 millions d’euros
Contexte et analyse
Bruno Fernandes est le capitaine et le cœur technique de Manchester United. Son leadership et son volume de jeu restent des atouts, mais son profil de milieu de terrain défensif dans le 3-4-2-1 d’Amorim est moins exploité que sous le système précédent.
Le doute persiste sur l’adéquation de son rôle défensif dans ce schéma, ce qui peut influencer une légère décrue de sa valeur. Toutefois, il demeure l’un des joueurs les plus fiables offensivement sous Amorim.
Première saison à deux chiffres en buts et en passes décisives a été un point d’ancrage: Fernandes reste un élément clé, mais sa courbe incite à la prudence quant à une éventuelle valorisation future.
#4 André Onana – baisse de 10 M€
- Valeur marchande lors de la nomination d’Amorim : 35 millions d’euros
- Valeur marchande actuelle : 25 millions d’euros
Contexte et analyse
André Onana a été l’un des grands débats de l’été dernier. Arrivé en provenance de l’Inter pour retrouver Ten Hag, il a vite été pointé comme facteur de coût élevé et de performance en deçà des attentes. Son prêt à Trabzonspor cet été symbolise une chute spectaculaire et une réévaluation de son statut. Les critiques et les erreurs répétées sur le terrain ont entaché sa valeur marchande. Le cas Onana illustre comment, sous Amorim, même les profils les plus coûteux peuvent être reconsidérés rapidement dans une logique de turnover et de réduction du risque financier.
#5 Lisandro Martínez – baisse de 10 M€
- Valeur marchande lors de la nomination d’Amorim : 50 millions d’euros
- Valeur marchande actuelle : 40 millions d’euros
Contexte et analyse
Les blessures ont été le principal moteur de la baisse de valeur de Lisandro Martínez. Absences prolongées et récurrence d’un ligament croisé antérieur qui l’a tenu loin des terrains en 2025 limitent sa visibilité et son impact. Martínez avait été une pierre angulaire du passage Ten Hag-Amorim, son rôle défini par sa polyvalence et son intégrité défensive. Sans lui, le système axé sur la transition et la récupération peut perdre une colonne vertébrale essentielle. Actuellement, avec peu de matchs disputés sous Amorim et une recovery encore incertaine, sa valeur sur le marché s’est ajustée à la réalité de l’éligibilité et de la forme.
Conclusion
L’arrivée d’Amorim a redessiné les dynamiques du vestiaire et les trajectoires de valorisation des joueurs à Manchester United. Si certains talents ont su s’adapter et tirer leur épingle du jeu, d’autres ont vu leur valeur baisser, reflétant à la fois les choix tactiques et les blessures qui ont marqué la période. Dans ce contexte, l’avenir reste ouvert: les joueurs en difficulté pourraient rebondir, tandis que certains peuvent trouver de nouvelles opportunités ailleurs. Le prochain marché sera déterminant pour réévaluer ces trajectoires et tracer le chemin d’une United plus équilibrée et compétitive.

