L’ancien international français Layvin Kurzawa vient de relancer sa carrière dans un contexte pour le moins inattendu. À 32 ans, le latéral gauche a troqué les pelouses européennes pour l’Indonésie et Persib Bandung, avec des revenus qui témoignent d’une trajectoire professionnelle radicalement différente de ses années fastes au PSG.
#1 Un salaire de 600 000 € par an : Entre opportunité et réalité du marché
Avec une rémunération annuelle estimée à 600 000 euros, Kurzawa gagne désormais en douze mois ce qu’il pouvait percevoir en quelques semaines lors de son apogée parisienne. Cette somme, bien que conséquente pour le championnat indonésien, représente une chute spectaculaire pour un joueur qui a côtoyé l’élite européenne.
Ce montant reflète plusieurs réalités : d’abord, le pouvoir d’achat limité des clubs asiatiques hors zones premium comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar. Ensuite, le statut actuel de Kurzawa, joueur libre de 32 ans sans club depuis six mois, qui diminue considérablement son pouvoir de négociation. Enfin, la nature même du contrat de six mois, qui limite l’engagement financier du club indonésien.
#2 50 000 € mensuels : Un revenu confortable dans un contexte économique différent
Les 50 000 euros mensuels (environ un milliard de roupies) placent Kurzawa parmi les joueurs les mieux payés du championnat indonésien, où les salaires moyens oscillent généralement entre 5 000 et 20 000 euros mensuels. Cette rémunération doit être analysée à travers le prisme du coût de la vie local : en Indonésie, le pouvoir d’achat de cette somme est nettement supérieur à ce qu’il serait en Europe occidentale.
Ce salaire mensuel permet également à Persib Bandung de faire un coup médiatique sans compromettre son équilibre financier. Le club, qui dispute l’AFC Champions League, mise sur l’expérience internationale de Kurzawa pour franchir un cap, tout en s’offrant une visibilité accrue grâce au nom du joueur.
#3 11 538 € par semaine : La mesure d’une carrière en déclin
Ramené à l’échelle hebdomadaire, le salaire de Kurzawa illustre la réalité d’une carrière qui n’a jamais vraiment décollé après son départ du PSG en 2024. Ce montant, respectable pour la plupart des footballeurs professionnels, contraste fortement avec les sommets qu’il a pu atteindre.
Cette rémunération hebdomadaire soulève aussi la question de la reconversion et de la gestion de fin de carrière. À 32 ans, Kurzawa semble privilégier la continuité sportive et le maintien d’un statut professionnel plutôt que de rechercher à tout prix les revenus maximums dans des championnats plus lucratifs mais potentiellement moins preneurs.
#4 1 644 € quotidiens : L’équivalent d’un salaire mensuel moyen en France
Gagner quotidiennement ce qu’un Français moyen perçoit en un mois reste un privilège indéniable. Ce chiffre, obtenu en divisant le salaire annuel par 365 jours, relativise la notion de « chute » salariale et rappelle que Kurzawa demeure dans une tranche de revenus très élevée à l’échelle mondiale.
Toutefois, ce montant journalier ne représente qu’une fraction de ce que le joueur pouvait gagner au PSG, où ses revenus quotidiens dépassaient probablement les 10 000 euros. Cette comparaison illustre l’écart gigantesque entre le football d’élite européen et les championnats émergents asiatiques.
#5 Persib Bandung : Un pari sportif avant tout financier
L’engagement de Kurzawa jusqu’en 2026 s’inscrit dans une stratégie claire de Persib Bandung : renforcer l’équipe pour la phase finale de championnat et surtout pour l’AFC Champions League, où le club affronte des formations de niveau continental. Le joueur français apporte une expérience internationale rare dans le contexte indonésien.
Pour Kurzawa, ce contrat de six mois représente une bouée de sauvetage professionnelle après une période d’inactivité. Au-delà de l’aspect financier, c’est l’opportunité de rester compétitif, de retrouver du rythme et peut-être de rebondir vers un dernier challenge européen ou moyen-oriental.
Ce transfert symbolise aussi l’évolution du football mondial, où les championnats asiatiques deviennent des destinations crédibles pour des joueurs en quête de seconde chance, même si les salaires n’égalent pas encore ceux des ligues majeures.


