Le champion du monde 2018 s’apprête à devenir l’un des joueurs les mieux payés de l’histoire de la Major League Soccer. Décryptage d’un contrat XXL aux clauses inédites.
C’est désormais officiel : Antoine Griezmann quittera l’Atlético Madrid en juin pour rejoindre Orlando City. Mais derrière l’annonce se cache un accord financier et contractuel aux multiples facettes qui pourrait redéfinir les standards de la MLS.
Un salaire record assorti de bonus stratégiques
Si RMC Sport évoque 10 millions d’euros par saison, nos sources indiquent que le package global pourrait atteindre 12 à 13 millions d’euros annuels une fois les primes incluses. Au menu : bonus à l’image (exploitation de ses droits marketing en Amérique du Nord), primes de performance collective (qualification en playoffs, victoire en MLS Cup) et incentives liés à l’affluence au stade.
Orlando City aurait également proposé une clause rarissime en MLS : un pourcentage sur les futures ventes de maillots floqués à son nom, estimé entre 3 et 5%. Une manne financière non négligeable dans une ligue où le merchandising explose, notamment grâce à l’arrivée de stars européennes comme Messi ou Busquets.
Le Français deviendrait ainsi le troisième joueur le mieux payé de MLS derrière Lionel Messi (Inter Miami) et Lorenzo Insigne (Toronto FC), propulsant Orlando dans une nouvelle dimension économique.
Deux ans + Un : La formule gagnant-gagnant
Le contrat proposé s’étend sur deux saisons garanties (2025-2027) avec une année optionnelle déclenchable sous conditions. Cette troisième année, en discussion avancée, ne s’activerait qu’en cas de :
- Maintien de performances physiques validées par des tests médicaux biannuels
- Participation à au moins 60% des matchs de saison régulière sur les deux premières années
- Qualification d’Orlando en playoffs lors d’au moins une des deux premières saisons
Cette structure protège le club d’un éventuel déclin physique tout en offrant à Griezmann la sécurité d’un engagement jusqu’à ses 38 ans s’il reste compétitif. Une approche pragmatique inspirée des contrats NBA, rare dans le football mondial.
Les coulisses d’un transfert maîtrisé
L’Atlético Madrid n’a pas libéré son vice-capitaine par charité. Le club madrilène aurait négocié une indemnité de départ anticipé estimée entre 3 et 5 millions d’euros, permettant d’alléger sa masse salariale tout en récupérant une compensation financière pour la résiliation d’un contrat courant jusqu’en 2027.
Le timing n’est pas anodin : en refusant un départ lors du mercato américain (ouvert jusqu’au 26 mars), l’Atlético s’assure de conserver Griezmann pour la phase cruciale de la saison, notamment la Ligue des Champions. Le joueur, lui, aura pu préparer sereinement sa transition, visitant les installations d’Orlando durant la trêve internationale avec l’aval de son club.
Orlando City : Un projet sportif ambitieux
Au-delà du salaire mirobolant, c’est le projet sportif qui aurait séduit le Français. Orlando City, en pleine reconstruction, lui a promis un rôle central : capitaine de l’équipe, ambassadeur de la franchise et mentor des jeunes talents du centre de formation.
La direction floridienne planifie également le recrutement d’un second « Designated Player » européen pour épauler Griezmann, avec des pistes menant vers la Liga ou la Serie A. L’objectif avoué : transformer Orlando en prétendant sérieux au titre MLS d’ici 2026, année du Mondial organisé aux États-Unis.
Un pont vers l’après-carrière
Clause méconnue mais stratégique : le contrat inclurait une option de reconversion au sein de l’organigramme d’Orlando City ou du groupe investisseur. Griezmann, passionné de NFL et fervent amateur de sport business américain, pourrait ainsi entamer une carrière dans le management sportif ou le développement de la marque MLS à l’international.
Certaines sources évoquent même un possible rôle d’ambassadeur MLS pour l’Europe, capitalisant sur sa notoriété pour attirer davantage de talents du Vieux Continent vers le championnat nord-américain.
À 35 ans et fort de 137 sélections en Bleu, Antoine Griezmann s’offre un nouveau défi américain. Un pari risqué ? Peut-être. Mais surtout une opportunité unique de marquer l’histoire d’une ligue en pleine mutation, tout en préparant intelligemment son avenir post-carrière. Rendez-vous en juillet 2025 sous le soleil de Floride.


