À peine un an après son arrivée dans la Capitale italienne, Manu Koné s’apprête déjà à quitter l’AS Roma. Entre obligations financières, valorisation explosive et intérêt des géants européens, le milieu tricolore est promis à un été mouvementé.
Recruté pour seulement 18 millions d’euros à l’été 2024, l’international français de 24 ans a brillamment confirmé son potentiel sous les couleurs giallorosse. Ses performances remarquées en Serie A et avec les Bleus ont naturellement attiré l’attention du Paris Saint-Germain, de l’Inter Milan et de Manchester United. Mais au-delà de son talent, trois facteurs majeurs expliquent pourquoi son départ cet été semble inéluctable.
#1 L’impératif financier de l’UEFA : 80 millions à trouver avant le 30 juin
La première raison est d’ordre comptable, et elle est implacable. Selon Il Messagero, l’AS Roma doit impérativement générer 80 millions d’euros de recettes avant le 30 juin 2026, conformément à un accord conclu avec l’UEFA en 2022. Malgré l’arrivée de nouveaux sponsors comme Wizz Air et Eurobet, ces revenus ne suffiront pas à combler le déficit.
Le club romain n’a donc d’autre choix que de sacrifier plusieurs éléments majeurs de son effectif. Et dans cette équation financière, Manu Koné apparaît comme la solution la plus rentable : acheté 18 millions, il pourrait rapporter jusqu’à 45 millions selon la presse italienne, soit une plus-value considérable en seulement deux saisons.
#2 Une valorisation qui a explosé en quelques mois
La deuxième raison découle directement de la première : le profil de Koné coche toutes les cases du joueur vendable. À 24 ans, le natif de Colombes est entré dans sa prime et affiche désormais une dimension internationale indéniable. Ses prestations régulières avec l’équipe de France lui ont offert une vitrine européenne, tandis que sa polyvalence et sa qualité technique font de lui l’un des milieux les plus prometteurs du continent.
Comparé à d’autres joueurs de l’effectif romain comme Evan Ndicka ou Artem Dovbyk, Koné présente l’avantage d’être encore jeune, en progression constante, et donc susceptible d’attirer les enchères des plus grands clubs. Le timing est parfait pour la Roma : vendre maintenant permettrait de maximiser le retour sur investissement avant que le marché ne se referme.
#3 La concurrence des mastodontes européens
Enfin, la troisième raison tient à l’intérêt concret manifesté par plusieurs cadors du football européen. Le PSG suit le dossier depuis plusieurs mois dans sa quête de renforts au milieu de terrain. L’Inter Milan, actuellement en pole position selon plusieurs sources, voit en lui le successeur idéal pour structurer son entrejeu. Manchester United et d’autres clubs de Premier League ont également coché son nom.
Cette concurrence acharnée offre à l’AS Roma un levier de négociation précieux et garantit qu’une vente sera possible aux conditions souhaitées. Pour Koné lui-même, l’opportunité de rejoindre un projet plus ambitieux sportiquement constitue également un argument de poids. La Roma, sixième de Serie A et en difficulté financière, peine à rivaliser avec les ambitions des prétendants.
Le verdict semble donc scellé : sauf retournement spectaculaire, Manu Koné portera un autre maillot la saison prochaine. Les dirigeants romains espèrent désormais que ses performances lors de la Coupe du monde, qui débute fin juin, feront encore grimper sa cote. Une chose est sûre : l’été 2026 marquera un tournant majeur dans la carrière du milieu français, et dans les finances de l’AS Roma.
