Pilier du milieu de terrain romain et cadre de l’équipe de France, Manu Koné (25 ans) est pourtant poussé vers la sortie par l’AS Roma. Un départ qui s’annonce douloureux pour les Giallorossi, contraints de céder l’un de leurs meilleurs éléments. Décryptage des trois raisons qui expliquent ce transfert imminent.
Depuis son arrivée en 2024 pour 18 millions d’euros en provenance du Borussia Mönchengladbach, Manu Koné s’est imposé comme un titulaire indiscutable dans l’entrejeu romain. Ses performances remarquées en Serie A lui ont même permis de consolider sa place chez les Bleus, où Didier Deschamps le considère comme un élément précieux, bien que « sous-coté ». Pourtant, deux ans seulement après son arrivée et malgré un contrat courant jusqu’en 2029, le Français est sur le point de quitter la Louve. Voici pourquoi.
#1 Le fair-play financier, épée de Damoclès de la Roma
La première et principale raison est d’ordre comptable. La Roma reste sous surveillance étroite de l’UEFA concernant le respect du fair-play financier. Le club doit limiter ses pertes à 60 millions d’euros maximum par saison et présenter un budget équilibré. Or, selon Il Corriere dello Sport, les comptes romains ne seraient pas totalement conformes aux engagements pris auprès de l’instance européenne. Pour éviter de lourdes sanctions, la direction n’a d’autre choix que de procéder à des ventes significatives. Et Koné, titulaire indiscutable à forte valeur marchande, représente l’actif idéal à céder.
#2 Une masse salariale encore trop lourde
Au-delà des pertes comptables, la Roma doit également alléger sa masse salariale, qui demeure problématique. Le club italien traîne un héritage de contrats généreux signés lors de périodes plus fastes, et cette charge pèse désormais lourdement sur les finances. Le départ de joueurs bien payés comme Koné permettrait de libérer de l’espace dans l’enveloppe salariale tout en récupérant une somme substantielle au transfert. C’est donc un double soulagement financier que recherchent les Giallorossi, contraints de sacrifier la qualité sportive sur l’autel de la viabilité économique.
#3 L’Inter à l’affût et une cote en hausse
Enfin, le timing du marché joue également en faveur d’un départ. L’Inter Milan, finaliste malheureux du dossier lors des dernières fenêtres de transfert avec une offre avortée de 35 millions d’euros, reste à l’affût. Les Nerazzurri, champions d’Italie en titre, sont annoncés comme les grands favoris pour récupérer le milieu français. La Roma espère d’ailleurs tirer entre 40 et 50 millions d’euros de cette transaction, voire davantage si Koné brille lors de la prochaine Coupe du Monde avec les Bleus. Cette perspective d’une plus-value significative sur un joueur acheté 18 millions deux ans plus tôt rend la vente d’autant plus attrayante pour un club aux abois financièrement.
Un sacrifice nécessaire mais cruel pour la Roma, qui perd ainsi l’un de ses hommes forts au moment où l’équipe pointe à la quatrième place de Serie A. Reste à savoir si l’Inter concrétisera ou si d’autres prétendants viendront bouleverser la donne.

