Le FC Barcelone n’a pas traîné. À peine la Liga terminée, les Blaugranas ont bouclé leur premier coup de l’été avec une célérité qui a surpris tout le monde : Anthony Gordon, ailier de Newcastle United, s’engage jusqu’en 2031 pour environ 80 M€ (bonus compris). Retour en trois actes sur un transfert qui fait sens.
#1 Un profil de dribbleur qui manquait cruellement
Le Barça a souffert cette saison d’un déficit de percussion sur les côtés. Gordon est justement arrivé en tête des dribbles réussis dans tout l’effectif de Newcastle la saison passée. Capable de prendre de vitesse un défenseur et de provoquer dans le petit espace, il amène exactement ce que le 4-3-3 de Hansi Flick réclame : un ailier capable de créer le surnombre seul, sans attendre le triangle.
#2 Il a déjà prouvé son niveau face au Barça
Ce n’est pas un pari sur l’avenir, c’est une certitude construite sur le terrain. Gordon a disputé trois rencontres contre Barcelone en Ligue des Champions cette saison. Les recruteurs n’ont pas eu à chercher loin : ils ont vu en live ce que l’Anglais était capable de produire contre leur propre équipe. Sa régularité dans des matches couperets, à ce niveau d’intensité, plaide fortement pour lui.
#3 Meilleur buteur de Newcastle : un finisseur, pas qu’un ailier
Ce qui fait la valeur de Gordon, c’est qu’il ne se contente pas d’animer les couloirs. Meilleur buteur de Newcastle la saison dernière, il s’est révélé aussi décisif devant le but que dans la construction. À un club qui va perdre Lewandowski et cherche à recruter un numéro 9 de renom, avoir une alternative offensive capable de peser sur le score depuis le côté n’est pas un luxe — c’est une nécessité.
Reste maintenant à Gordon de confirmer sur la scène catalane, après une Coupe du Monde qui sera pour lui une nouvelle vitrine. Le Barça, lui, n’a pas fini de s’agiter : le dossier Julian Alvarez, estimé à 150 M€ tout compris, est déjà sur la table.


