L’avenir de Pierre-Emile Höjbjerg semble s’écrire loin de Marseille. Pourtant lié à l’Olympique de Marseille jusqu’en juin 2028, le milieu international danois pourrait quitter la Canebière dès cet été. Si son départ répond à une logique sportive, il est surtout dicté par un impératif économique : le club phocéen doit réaliser des ventes afin d’assainir ses comptes et de respecter les exigences du contrôle financier, notamment celles imposées par la DNCG et les règles de viabilité financière appliquées dans les compétitions internationales.
Un départ devenu stratégique pour les finances marseillaises
Auteur d’une saison convaincante avec 32 matchs et 4 buts en Ligue 1, Höjbjerg conserve une belle cote sur le marché européen. À 30 ans, le milieu danois privilégierait un nouveau défi en Serie A. Selon RMC Sport, la Juventus suit son profil depuis plusieurs mois, tandis que l’Atalanta a déjà transmis une première offre concrète.
En revanche, le joueur ne souhaiterait pas donner suite aux sollicitations provenant du Golfe, préférant poursuivre sa carrière au plus haut niveau européen. De son côté, l’OM espère récupérer environ 10 millions d’euros, un montant jugé cohérent au regard de son expérience et de son rendement.
Pourquoi le seuil des 9 millions d’euros est déterminant
L’aspect comptable est essentiel pour comprendre les attentes de Marseille. Recruté pour 13,5 millions d’euros, Höjbjerg voit son coût d’acquisition être amorti progressivement sur la durée de son contrat.
En retenant un amortissement linéaire sur trois saisons, la charge annuelle s’élève à 4,5 millions d’euros. Après une première saison disputée sous les couleurs olympiennes, la valeur nette comptable du joueur est désormais estimée à 9 millions d’euros.
Autrement dit, ce montant représente aujourd’hui le prix minimum que l’OM doit récupérer pour ne pas enregistrer de perte comptable sur cette opération. Une vente en dessous de ce seuil obligerait le club à constater une moins-value dans ses comptes, ce qui irait à l’encontre de sa stratégie de redressement financier.
À partir de quel montant Marseille réalise-t-il une plus-value ?
Le véritable intérêt économique apparaît dès que le transfert dépasse la valeur nette comptable.
- Une vente à 9 millions d’euros : aucune plus-value, aucune moins-value.
- Une vente à 10 millions d’euros : 1 million d’euros de plus-value comptable.
- Une vente à 12 millions d’euros : 3 millions d’euros de plus-value.
- Une vente à 15 millions d’euros : 6 millions d’euros de plus-value.
Chaque million supplémentaire perçu au-dessus des 9 millions d’euros améliore directement le résultat comptable de l’exercice. Dans un contexte où l’OM cherche à présenter des comptes plus équilibrés, cette donnée revêt une importance capitale.
L’OM peut-il espérer davantage ?
Même si Marseille affiche un objectif proche des 10 millions d’euros, le club pourrait tenter de faire monter les enchères. L’intérêt simultané de plusieurs formations italiennes constitue un levier de négociation non négligeable.
L’expérience de Höjbjerg en Premier League, sa régularité en sélection danoise et son rendement lors de la dernière saison plaident en faveur d’un transfert supérieur au simple seuil comptable. Pour les dirigeants marseillais, une vente comprise entre 12 et 15 millions d’euros représenterait le scénario idéal : elle permettrait non seulement de dégager une plus-value significative, mais aussi de libérer une masse salariale importante afin de financer de nouveaux renforts.
À quelques semaines de la reprise, le dossier Höjbjerg s’annonce donc comme l’un des plus stratégiques du mercato marseillais. Au-delà de l’aspect sportif, son transfert pourrait avoir un impact direct sur la capacité de l’OM à recruter et à satisfaire les exigences financières qui encadrent désormais la gestion des clubs européens.


