À 38 ans, Karim Benzema s’impose comme l’un des athlètes les mieux rémunérés de la planète. Son passage mouvementé en Arabie saoudite lui rapporte gros.
Le verdict est tombé. Selon le classement annuel de Forbes publié cette semaine, Karim Benzema occupe la huitième place du palmarès des athlètes les mieux payés au monde avec des gains vertigineux de 104 millions de dollars (89,5 millions d’euros) sur l’année écoulée. Une manne financière qui témoigne de l’attractivité du championnat saoudien et de la valeur marchande toujours intacte de l’ancien Madrilène.
Un salaire XXL qui fait la différence
L’essentiel de cette fortune provient de ses émoluments contractuels : 100 millions de dollars déboursés par ses employeurs du Golfe. Les revenus extra-sportifs, bien que confortables avec 4 millions de dollars, restent relativement modestes comparés au pactole salarial. Un déséquilibre qui illustre la stratégie des clubs saoudiens : attirer les stars mondiales à coups de chèques mirobolants.
La saison de Benzema n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Après avoir rejoint Al-Ittihad en 2023, le Ballon d’Or 2022 a connu une rupture brutale avec son club en cours d’exercice. Un litige contractuel l’a poussé à changer de tunique en pleine saison pour rejoindre Al-Hilal, formation rivale et plus huppée de la Saudi Pro League.
Des débuts tonitruants, un titre en poche
Loin de se laisser déstabiliser par ce transfert surprise, le numéro 9 tricolore a frappé fort dès ses premiers pas sous le maillot bleu et blanc. Un triplé retentissant en février pour ses débuts officiels, envoyant un message clair à ses détracteurs : KB9 reste au sommet de son art. La récompense est arrivée au printemps avec le sacre en King’s Cup, la prestigieuse coupe nationale saoudienne.
Seule ombre au tableau : Al-Hilal a échoué au pied du podium en championnat, devancé par Al-Nassr, l’écurie d’un certain Cristiano Ronaldo. Justement, le Portugais trône en tête du classement Forbes 2026, confirmant son statut d’icône planétaire incontournable.
Une stratégie commerciale bien huilée
En parallèle de ses exploits sur le terrain, Benzema capitalise sur son image. L’ancien Lyonnais a prêté son visage à Adidas, fidèle partenaire depuis des années, mais aussi à deux maisons de parfumerie saoudiennes, Assaf et Reef Perfumes. Une diversification géographique logique pour celui qui évolue désormais dans le royaume wahhabite.
Plus surprenant encore, Forbes évoque un accord en gestation qui ferait de Benzema un futur ambassadeur du Real Madrid une fois ses crampons raccrochés. Un retour symbolique à la Casa Blanca, où il a forgé sa légende pendant quatorze saisons couronnées de cinq Ligues des champions. De quoi boucler la boucle avec panache pour celui qui reste l’un des attaquants français les plus titrés de l’histoire.
À 38 printemps, Karim Benzema prouve qu’un footballeur peut encore briller – sportivement et financièrement – loin des projecteurs européens. Le mirage saoudien a trouvé en lui l’un de ses plus beaux étendards.


