Depuis son arrivée à Istanbul en janvier dernier, l’international français voit son compte en banque gonfler à un rythme que peu de milieux de terrain peuvent revendiquer en Süper Lig.
Un transfert à 32 millions qui a rebattu les cartes
Quand Fenerbahçe a mis 28 millions d’euros sur la table (plus 4 millions de bonus potentiels) pour arracher Mattéo Guendouzi à la Lazio Rome en janvier 2026, beaucoup en Italie ont crié à la folie des grandeurs. Le club stambouliote, lui, voyait les choses autrement : recruter un international français de 26 ans, encore dans la fleur de l’âge footballistique, pour verrouiller son milieu de terrain jusqu’en 2030. Un pari sur cinq ans, financièrement engageant, mais assumé.
Le grand bond salarial
C’est peut-être l’aspect le plus frappant de ce dossier. À Rome, Guendouzi touchait environ 2,5 millions d’euros nets par saison — un salaire déjà confortable pour un cadre de la Lazio, mais loin des standards des plus grosses écuries européennes. En posant ses valises sur le Bosphore, il a littéralement doublé sa rémunération, avec un contrat qui lui garantit désormais près de 5,22 millions d’euros bruts annuels. Traduit en langage plus parlant : environ 435 000 euros chaque mois, soit un peu plus de 14 300 euros par jour qui tombent, week-ends et jours fériés compris.
Ce genre de revalorisation illustre une tendance de fond : la Süper Lig turque, longtemps perçue comme une destination de « seconde carrière », s’impose désormais comme un marché capable de rivaliser financièrement avec le haut du panier de la Serie A ou de la Ligue 1 pour attirer des joueurs encore en pleine bourre.
Combien Guendouzi a-t-il réellement encaissé depuis janvier ?
Voici l’exercice qui donne le vertige. En prenant comme point de départ son arrivée effective à Fenerbahçe le 8 janvier 2026, et comme point d’arrivée le barrage retour face à l’OL du 17 août — soit 221 jours d’affilée sous le maillot jaune et bleu —, et en appliquant simplement son revenu quotidien estimé, Mattéo Guendouzi aurait perçu environ 3,16 millions d’euros bruts.
Concrètement, cela signifie qu’en un peu plus de sept mois, le Français a déjà engrangé une somme équivalente à ce qu’il touchait en plus d’un an entier à la Lazio. Un chiffre qui doit toutefois être manié avec précaution : ce calcul repose sur une simple proratisation linéaire de son salaire annuel et ne prend en compte ni primes de match, ni bonus collectifs ou individuels, ni éventuels à-côtés contractuels qui pourraient encore alourdir l’addition.
Un symbole plus large que le seul cas Guendouzi
Au-delà du chiffre brut, ce dossier raconte quelque chose sur l’évolution du marché turc. Fenerbahçe, en quête de titres et d’une place durable sur la scène européenne, mise sur des profils encore compétitifs à l’échelle internationale plutôt que sur des joueurs en fin de cycle. Pour Guendouzi, qui n’a toujours disputé « que » 14 sélections avec les Bleus malgré son statut de titulaire en club, ce pari turc pourrait aussi se lire comme une manière de relancer une carrière internationale restée en pointillés — à condition que les performances suivent le rythme du chéquier.


