Il y a encore quelques mois, Rayan Cherki arpentait les pelouses de Ligue 1 sous le maillot de son club formateur, l’Olympique Lyonnais. Désormais, c’est sous le ciel gris de Manchester qu’il trace son chemin, dans l’un des clubs les plus riches et les plus exigeants de la planète. En rejoignant City cet été, le jeune Français de 22 ans n’a pas seulement changé de championnat — il a basculé dans une autre dimension, sportive comme financière. Car à l’ombre d’Etihad Stadium, les chiffres donnent le tournis et les salaires se chiffrent en dizaines de millions. Et pour Cherki, cette nouvelle vie rime aussi avec une ascension économique spectaculaire.
#1 Arrivé dans un monde à part : quand Rayan Cherki découvre la planète City
Cet été, Rayan Cherki a quitté son cocon lyonnais pour plonger dans un tout autre univers : celui de Manchester City, où le football est aussi une question de chiffres astronomiques. Sous les ordres de Pep Guardiola, le prodige français ne découvre pas seulement un jeu plus exigeant, mais aussi une économie du foot sans commune mesure avec celle de la Ligue 1. En rejoignant un vestiaire où le moindre remplaçant gagne plus qu’une star de Ligue 1, Cherki a franchi un cap à tous les niveaux.
À Lyon, le jeune milieu offensif touchait environ 4 millions d’euros par an — une belle somme pour un joueur formé au club, mais un salaire qui restait raisonnable à l’échelle du football européen. En signant à City, il a vu cette somme plus que doubler pour atteindre 10,85 millions d’euros annuels, selon Sportune. Autrement dit, chaque mois passé en Premier League lui rapporte près de 900 000 euros bruts, contre environ 330 000 euros à l’OL.
#2 À City, le grand écart : un salaire “moyen” dans un monde de luxe
S’il gagne désormais ce que certains cadres de Ligue 1 n’oseront jamais imaginer, Rayan Cherki reste pourtant l’un des joueurs les moins payés de Manchester City. Un paradoxe saisissant : son “gros contrat” ne pèse que peu dans une masse salariale de près de 500 millions d’euros. Dans ce vestiaire ultra-compétitif, Erling Haaland touche environ 32 millions d’euros par an, tandis que Bernardo Silva émarge à 18,2 millions.
Le contraste est frappant : à Lyon, Cherki figurait parmi les trois plus gros salaires du club. À City, il est à peine au-dessus de la moyenne, estimée à 7 millions d’euros par joueur. Ce repositionnement symbolise parfaitement le changement de monde qu’il vient de vivre : il est passé du statut de joyau local à celui de jeune talent parmi une constellation d’étoiles mondiales.
#3 Une progression sportive… et financière
Ce bond salarial ne reflète pas seulement la puissance économique de City, mais aussi la cote montante de Cherki sur le marché européen. À 22 ans, il signe son premier “vrai” contrat de star, celui qui change une carrière… et une vie. L’investissement consenti par le club anglais — près de 40 millions d’euros de transfert et un contrat long — montre la confiance placée en lui.
Pour Cherki, ce passage à City marque donc une double révolution : sportive et financière. Sur le terrain, il apprend à évoluer dans un collectif où la discipline tactique prime sur l’improvisation. En dehors, il découvre une économie où le moindre entraînement se déroule dans des installations à plusieurs dizaines de millions, et où le moindre sponsor vaut plus qu’un budget de club français.
#4 De Lyon à Manchester : symbole d’un écart devenu abyssal
Le parcours de Cherki illustre aussi, à sa manière, la fracture grandissante entre les clubs français et les géants européens. À l’OL, il était la pépite qu’on espérait conserver ; à City, il est une pièce de plus dans une machine financière colossale. Entre les deux mondes, c’est presque une étude de cas sur le pouvoir de l’argent dans le football moderne.
En doublant son salaire et en changeant de dimension, Rayan Cherki n’a pas seulement quitté Lyon — il a mis un pied dans un univers parallèle, où les chiffres donnent le vertige et où la réussite se mesure aussi en zéros.


